Entreprendre….

Entreprendre - Jacques Bouquard - La Business FactoryEntreprendre - Jacques Bouquard - La Business Factory

Avoir un esprit entrepreneurial, une attitude entrepreneuriale, voilà un concept aux significations variées et parfois floues, que l’on voit souvent fleurir dans les offres d’emploi.

 

« D’aussi loin que je me souvienne, j’ai baigné dans cette culture entrepreneuriale, dans un monde familial de projets parfois concrétisés, parfois non. »

 

Avoir l’esprit entrepreneurial, n’est ce pas antinomique du statut de salarié ? N’est-ce pas réservé aux seuls entrepreneurs ?

D’aussi loin que je me souvienne, fils et petit-fils d’entrepreneurs, de commerçants, d’artisans, j’ai toujours baigné dans cette culture entrepreneuriale, dans un monde familial de projets parfois concrétisés, parfois non.

 

A onze ans, j’organisais une vente dans le garage de mes parents pour vendre mes jouets et bandes dessinées et ainsi m’acheter ma première console de jeu, une Atari 2600. A douze ans, j’allais vendre en porte à porte des petits moteurs électriques que j’avais récupérés dans une casse voisine. Années après années, et aujourd’hui encore, cette soif d’initiatives s’est toujours manifestée régulièrement dans ma vie personnelle, sous diverses formes : associations, évènements, projets plus ou moins ambitieux et même parfois loufoques…
Et très logiquement, j’ai également entrepris dans ma vie professionnelle, avec un succès plus ou moins important, mais toujours avec plaisir et enthousiasme !

 

A 24 ans, après avoir terminé mes études supérieures à l’Université de Nancy, je partais en Afrique de l’Ouest et j’y créais ma première société de conseil en management, intervenant au Bénin, au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire, au Togo et au Niger.

 

Quatre ans plus tard, de retour en France, après quelques péripéties liées à l’instabilité politique du pays africain où j’habitais,  je recommençais en surfant sur la vague de l’Internet naissant (nous étions en 1997 et Internet se développait à peine) et en conseillant les entreprises francs-comtoises sur le bon usage de cette nouvelle technologie et son intégration dans le fonctionnement de l’entreprise. Je ne compte plus le nombre de fois où j’ai dû expliquer : « Non Monsieur le Directeur, ce n’est pas le service informatique qui doit répondre aux mails des clients, même si ce sont vos informaticiens qui maîtrisent cet outil ! ».

 

En 2000, à Paris, je crée une nouvelle société de conseil en management et en organisation bancaire, une aventure de 6 ans qui allait me mener jusqu’ici, à Genève où j’habite encore aujourd’hui.
Puis en 2006, après la naissance de mon second enfant, j’ai répondu favorablement à une proposition d’embauche de mon client d’alors, une grande banque internationale.
Ai-je perdu alors mon esprit d’entreprise, ma liberté d’action, devenant un salarié parmi tant d’autres ?

 

« Entreprendre, c’est défricher des terrains inconnus … c’est être confronté presque chaque jour à de nouveaux problèmes et ressentir du plaisir en trouvant des solutions … c’est garder la foi et la direction qu’on s’est fixée en toutes circonstances … c’est rester humble et accepter de se tromper… »

 

Non, je n’ai pas perdu cette énergie vitale, cette motivation profonde, ce feu qui m’anime. J’ai accepté cette proposition parce que le projet que l’on me proposait constituait en la mise en place d’une structure mondiale, innovante et pionnière de son domaine, et parce que le meilleur moyen d’y arriver était d’appliquer une approche entrepreneuriale, pragmatique, agile et réaliste.

 

J’ai accepté de « perdre » ma liberté (mais on ne la perd jamais, je peux l’affirmer) pour mener à bien un projet que je n’avais pas la possibilité de diriger en tant que consultant externe, parce que c’était nouveau et difficile, parce que cette nouvelle structure était porteuse de sens et d’amélioration, pour la banque mais aussi pour les collaborateurs, et parce que les approches « standard » n’auraient pas permis de créer la structure innovante que nous avons mise en place au fil des années (cette structure a d’ailleurs servi de modèle à d’autres activités dans le groupe, que j’ai également accompagnées ponctuellement durant les 9 années passées dans cette vénérable maison).

 

« La folie, c’est de faire toujours les choses de la même manière et de s’attendre à un résultat différent. »

Albert Einstein

 

Entreprendre, c’est défricher des terrains inconnus, tracer une route nouvelle que d’autres pourront emprunter plus facilement ; c’est être confronté presque chaque jour à de nouveaux problèmes et ressentir du plaisir en trouvant des solutions pragmatiques, réalistes et souvent novatrices ; c’est garder la foi et la direction qu’on s’est fixée en toutes circonstances, quitte à accepter de faire un détour pour y arriver ; c’est construire robuste et agile à la fois, parce qu’on s’inscrit dans la durée ; c’est comprendre et reconnaître la valeur des apports de chacun ; c’est oser faire des choses que l’on n’avait jamais faites auparavant ; c’est rester humble et accepter de se tromper, en sachant en tirer des enseignements utiles ; c’est assumer la responsabilité de ses actes ; c’est aider les autres comme on aimerait que d’autres nous aident parfois ; c’est défendre ses idées et sa vision bec et ongles tout en étant capable d’en changer du jour au lendemain lorsqu’on se rend compte qu’on fait fausse route…
Alors non, définitivement, entreprendre n’est pas incompatible avec le statut de salarié, bien au contraire !

Entreprendre, c’est une philosophie de vie qui ne vous quitte jamais, c’est un ensemble de valeurs qui peuvent être mise en application en toute situation, que l’on soit à son compte ou salarié.

Aujourd’hui, j’ai quitté cette grande banque, et j’ai démarré une nouvelle activité  dont un des objectifs est de cultiver et de transmettre cet esprit entrepreneurial aux personnes que j’accompagne.

Parce que je suis convaincu au plus profond de moi-même qu’avec plus de personnes appliquant et promouvant les valeurs fondamentales de l’entrepreneuriat, qu’elles soient salariées ou à leur propre compte, l’économie s’en porterait bien mieux pour le plus grand bénéfice de toutes et tous.

 

Ma nouvelle société s’appelle La Business Factory (www.la-business-factory.com), nous sommes le premier Incubateur Nomade, spécialisé dans l’accompagnement et le business coaching des entrepreneurs, des indépendants, des artisans et des commerçants. Nous sommes basés à Genève et intervenons également à Lausanne, Annecy, Neuchâtel et Paris, et prochainement Lyon.

Vous pouvez visiter notre page LinkedIn et vous abonner pour être tenu au courant de nos activités. Vous pouvez aussi suivre notre quotidien sur Facebook et sur Instagram.

A ce sujet, je vous invite également à parcourir le site de l’association GERME, qui promeut des valeurs similaires au sein de son réseau national de membres et d’experts, à destination des managers.

Et vous, qu’en pensez-vous ?

Avez-vous envie de vous lancer à l’aventure, de réaliser un projet d’activité qui vous tient à cœur, d’ajouter du plaisir et du sens à votre vie professionnelle ?

Parlons-en ensemble, je peux probablement vous aider.

About the Author

Jacques
My career is rich of many experiences as an Entrepreneur and a Management consultant, giving me the opportunity to advise a wide range of clients (more than 30 SME & Professionals, and 5 Multi-national companies) on various topics like business development, business management, operational and financial pilotage, governance, digitalization and mergers & acquisitions (see my profile on LinkedIn). In early 2016, after a few months working on my new professional project, I have founded my 4th company and I am now Managing Director of La Business Factory. I am also a dedicated and engaged Executive & Business Coach for entrepreneurs and managers. My clients are based in Geneva, Lausanne, Annecy, Neuchatel and Paris. I am also a Speaker and Expert for conferences on entrepreneurship.

2 Comments on "Entreprendre…."

  1. Jean-Marc Mirada | 2016-11-16 at 11:23 | Répondre

    Le monde de l’entreprenariat restera toujours aussi passionnant et captivant. A mon sens, on naît entrepreneur, on ne le devient pas.

  2. Salut ! Ca me rappelle des bons souvenirs ! Ma dernière expérience remonte à 5 ans, ça me démange de recommencer !

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